Trois actes antisémites recensés en France en une semaine, de Fécamp à Lyon
Croix gammées sur un bâtiment municipal, insulte tracée au marqueur sur des panneaux de chantier, invectives dans un tramway : trois affaires distinctes, trois procédures séparées.

Trois faits distincts, survenus en une semaine dans trois départements, ont été signalés fin août.
À Fécamp, en Seine-Maritime, des croix gammées accompagnées de messages hostiles à la police ont été découvertes le 22 août sur un bâtiment municipal. Les services de la ville les ont effacées rapidement. Le maire, David Roussel, a condamné les faits en indiquant que la haine, le racisme, l'antisémitisme et l'intimidation n'avaient pas leur place dans la commune, et a annoncé le dépôt d'une plainte.
À Châtelus-le-Marcheix, dans la Creuse, une insulte antisémite a été inscrite au marqueur le 27 août sur deux panneaux de chantier appartenant à Alliance Forêts Bois. Des habitants ont alerté les autorités et la gendarmerie a ouvert une enquête. La préfecture de la Creuse a dénoncé les faits en estimant qu'un seuil supplémentaire était franchi, et a fait savoir qu'elle saisirait le procureur.
À Lyon, le 26 août, un passager d'un tramway a été pris à partie par un autre voyageur, qui l'a insulté à plusieurs reprises en raison de sa judéité et lui a opposé un argument de nombre. Aucun témoin n'est intervenu. Au moment de la publication, l'auteur n'avait pas été identifié publiquement et aucune poursuite n'était confirmée.
Ces trois affaires n'ont aucun lien entre elles et suivent chacune leur propre procédure, devant des parquets différents. C'est ce qui rend leur traitement statistique plus lisible que leur traitement judiciaire : la communauté les reçoit comme une série, l'institution les instruit une par une.
Source : The Times of Israël

