mardi 8 septembre 2026 Flux RSS

Société

Bnei Brak : le portail d'une école mixte soudé, les parents dénoncent un harcèlement répété

Environ deux cents élèves de l'école Afikim, dont des classes d'éducation spécialisée, sont restés devant une grille soudée lundi matin. La municipalité met en cause un voisin.

Illustration — Bnei Brak : le portail d'une école mixte soudé, les parents dénoncent un harcèlement répété
Illustration — Bnei Brak : le portail d'une école mixte soudé, les parents dénoncent un harcèlement répété

Les grilles d'entrée de l'école primaire Afikim, à Bnei Brak, ont été retrouvées soudées lundi matin. Environ deux cents élèves, parmi lesquels des classes d'éducation spécialisée, sont restés à l'extérieur jusqu'à l'intervention de la police, qui a fait ouvrir le passage.

L'établissement relève du sionisme religieux et accueille garçons et filles ensemble, dans une ville à très large majorité haredi. Il partage son campus avec une école de filles haredi.

La municipalité, dirigée par une majorité haredi, a répondu que l'entrée arrière était restée ouverte et a imputé les faits à un voisin qu'elle qualifie d'extrémiste. Elle indique par ailleurs avoir engagé des moyens pour aménager des entrées distinctes entre les établissements, afin d'éviter les frictions.

C'est cet aménagement même que les parents lisent autrement : les accès séparés auraient été conçus, selon eux, pour que les élèves haredim ne croisent pas ceux de l'école mixte. Une mère a déclaré à Ynet que le harcèlement est constant et qu'une partie de l'entourage refuse l'existence d'une école mixte.

L'école a connu une année difficile avant cet épisode. Elle a dû déménager après qu'un missile iranien a endommagé son bâtiment l'an dernier ; le site provisoire est décrit comme dépourvu de climatisation, sujet aux coupures de courant et aux infiltrations.

Aucun auteur n'a été identifié à ce stade. Les faits matériels ne sont pas contestés — une grille soudée, une intervention policière ; c'est leur interprétation qui oppose les parties.

Source : The Times of Israël